24 Avr

Les taux des crédits immobiliers pour l’acquisition d’une maison en vente à Pibrac ne sont pas prêts de remonter !

L’information vous a peut-être échappé. La Banque centrale européenne (BCE) a créé la surprise mi-mars en abaissant son principal taux directeur à 0 %, un niveau inédit afin de lutter contre la déflation dans la zone euro. Ce qui veut dire que les coûts des crédits immobiliers pour l’achat de votre maison à Pibrac vont encore baisser !

Les banques peuvent prêter davantage
La BCE a également abaissé de 0,10 point son taux de dépôts – déjà négatif depuis juin 2014 – qui tombe ainsi à -0,40 % afin d’inciter les banques à prêter au lieu de placer leurs liquidités au sein de l’Institution. Autre mesure significative : elle a annoncé le renforcement de son programme de rachat d’actifs, le portant à 80 milliards par mois. Cette action forte et inattendue confirme ainsi la volonté de Mario Draghi, président de la BCE, d’agir face au risque de déflation dans la zone euro et de faciliter la reprise économique en Europe en relançant le crédit.

« Cette nouvelle baisse des taux de la BCE est une très bonne nouvelle qui devrait conduire à de nouvelles baisses des taux de crédit, explique Jérôme Robin, président de Vousfinancer.com. Mais, dans les faits, ces mesures pourraient peser sur la rentabilité des banques : en effet, si dans un contexte de taux très bas, les banques parviennent à dégager des marges convenables, via le crédit en refinançant les prêts qu’elles accordent à des taux nuls, elles ont de plus en plus de mal à gagner de l’argent avec les liquidités de leurs clients qu’elles replacent, tout en rémunérant cette épargne à des taux plus élevés… »

Si les mesures extraordinaires prises par la BCE devaient encourager les banques à prêter davantage, l’impact de celles-ci pourrait être affaibli par les recommandations du Comité de Bâle qui pourraient réduire leurs marges de manœuvre en matière de distribution de crédits. En effet, celui-ci souhaite contraindre les banques à renforcer leurs fonds propres pour limiter les risques liés à l’octroi des prêts les plus « tendus »- c’est-à-dire avec peu ou pas d’apport – ce qui augmenterait le coût de ces crédits pour les banques, les incitant à en réduire la distribution.

O.D. / Bazikpress © Frédéric Massard

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